Guérison et réconciliation pour les communautés et les familles

Lever le voile sur la stigmatisation

La honte et la peur laissent souvent les victimes d’abus sexuels silencieuses, traumatisées et sans soutien. Chez les victimes masculines, ces sentiments sont souvent aggravés par la croyance sociale selon laquelle les abus subis durant l’enfance par les garçons n’existeraient pas.

Cela est particulièrement vrai pour les hommes autochtones, qui sont plus susceptibles d’être victimes d’agressions, tout en faisant face à davantage d’obstacles lorsqu’il s’agit de demander de l’aide et de parler de leur vécu.

Les traumatismes sexuels constituent une réalité douloureuse de l’histoire de nombreuses communautés autochtones, où une personne sur six se déclare survivante d’abus sexuels durant
l’enfance. Ces communautés manquent souvent des ressources nécessaires pour aborder les traumatismes sexuels vécus par les hommes de manière sécuritaire et éclairée, ou pour offrir un soutien préventif aux personnes à risque de causer du tort.

C’est pourquoi 15 communautés et 62 organisations de la Colombie-Britannique se sont réunies afin d’offrir des ressources de formation pour aider les professionnels à soutenir les victimes masculines d’abus sexuels. Le projet Talking for Change prend maintenant de l’ampleur avec le lancement de l’initiative The Cost of Silence, un ensemble de ressources vidéo conçu pour aborder les abus sexuels envers les mineurs et soutenir le processus de guérison des survivants. Ces vidéos présenteront les témoignages de dix survivants et exploreront des stratégies de traitement émergentes qui aident les personnes à chercher du soutien avant de causer du tort. L’ensemble comprendra également du matériel complémentaire du programme Talking for Change ainsi que des possibilités de formation élaborées par la B.C. Society of Male Survivors of Sexual Abuse. Ensemble, ces ressources offriront aux professionnels et aux communautés des outils pour soutenir les survivants, sensibiliser le public et promouvoir la guérison et la prévention.

Le Fonds de réconciliation autochtone (IRF en anglais) fournit du financement pour la distribution de 489 ensembles à des organisations et bibliothèques autochtones partout au Canada. Deux de ces ensembles seront remis à des églises et cinq seront disponibles sur demande pour tout organisme autochtone sans but lucratif qui ne répond pas aux lignes directrices habituelles. Le soutien du IRF contribuera à la formation afin de garantir que cette collection soit utilisée avec le soin et le respect qu’elle mérite, en l’honneur de celles et ceux qui partagent leur expérience.

Nous sommes reconnaissants du soutien indéfectible de l’Archidiocèse de Vancouver et de la générosité de l’Archidiocèse de Toronto.

Archidiocèse de Toronto

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