Revitalisation de la culture et de la langue
Au Fil de la Rivière

En 1984, les Premières Nations Tla-o-qui-aht étaient florissantes malgré des générations d’oppression coloniale. Plus de la moitié de la communauté parlait couramment sa langue traditionnelle, et des pratiques culturelles telles que la sculpture de canots demeuraient un art bien vivant.
La même année, avec l’appui du peuple de Haida Gwaii, la Nation a déclaré l’île Meares Parc Tribal et a réussi à s’opposer à l’exploitation forestière industrielle après plusieurs mois de barrages. L’avenir semblait prometteur, mais 44 ans plus tard, il ne reste que deux locuteurs courants de la langue et un seul maître sculpteur de canots. De plus, les relations entre les deux nations se sont détériorées, car la résistance à l’exploitation de l’île Meares n’a jamais été officiellement reconnue conformément aux enseignements Tla-o-qui-aht.
Afin de réparer ces torts et de revitaliser la culture de la Première Nation Tla-o-qui-aht, la Tla-o-qui-aht Language Keepers Society lance une nouvelle initiative axée sur la guérison par la fabrication de canots, la langue et les relations entre les nations. Le programme offrira à jusqu’à six apprentis autochtones en fabrication de canots un mentorat assuré par le maître sculpteur de canots de la Nation, des locuteurs courants et des Aînés. Tout au long du processus de sculpture, les apprentis apprendront un vocabulaire spécialisé ainsi que des connaissances culturelles liées à la récolte du cèdre, à la fabrication du canot, à l’équilibrage de la coque et à sa préparation pour la mise à l’eau. Une fois terminé, le canot sera offert en cadeau au peuple de Haida Gwaii lors d’une célébration publique marquant l’anniversaire de la déclaration de l’île Meares comme parc tribal. Ce geste exprimera la gratitude, le respect et la relation durable qui unit les deux Nations.
Le Fonds pour la réconciliation avec les Autochtones (IRF en anglais) contribue financièrement à la revitalisation de la langue Tla-o-qui-aht, des savoirs traditionnels et des pratiques culturelles. Le projet favorise l’apprentissage intergénérationnel tout en réaffirmant la gouvernance autochtone, la gestion responsable du territoire et les relations entre les Nations.
Diocèse de Victoria
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