Guérison et réconciliation pour les communautés et les familles

Giiwedin Anang : Gérer les différends familiaux Autochtones avec compassion culturelle

La surreprésentation des enfants Autochtones dans le système de protection de l’enfance, découlant de l’héritage traumatisant des pensionnats indiens et de la rafle des années soixante, demeure un problème profondément préoccupant.

Reconnaissant la nécessité d’une approche holistique, les Services juridiques pour les Autochtones (ALS) offrent un programme de Règlement des Différends Familiaux Autochtones (IFDR), Giiwedin Anang, dans la région du Grand Toronto depuis 2008.

Giiwedin Anang, qui signifie Étoile polaire dans Anishinaabemoin, guide les familles Autochtones à travers le réseau complexe de différends en matière de bien-être de l’enfance. L’essence de Giiwedin Anang réside dans la reconnaissance du fait qu’une véritable guérison et réconciliation ne peuvent se produire si les enfants Autochtones continuent d’être retirés de manière disproportionnée de leur famille et de leur communauté. En même temps, les familles ont besoin des enseignements et du soutien pour faire face aux impacts du colonialisme qui ont conduit, en partie, à l’appréhension de leurs enfants.

La subvention du Fonds de Réconciliation Autochtone (IRF) permettra à l’ALS d’établir un poste central d’admission et d’embaucher un programmeur culturel à temps plein, connu sous le nom de «Dreams Coordinator», pour améliorer la portée du programme. Le financement contribuera également à l’obtention d’un emplacement permanent à Toronto, ce qui permettra à l’ALS d’offrir une gamme complète de services adaptés aux besoins de ses clients.

Giiwedin Anang fonctionne sur un modèle basé sur la culture, offrant des services tels que des cercles de discussion pour les familles impliquées dans des différends de bien-être de l’enfance, le règlement des différends familiaux civils et un soutien continu par le biais du système juridique. Le programme étend sa portée au travail avec les familles avant, pendant et après que les enfants ont été retirés de leurs parents, assurant ainsi les meilleurs résultats possibles pour les enfants, les parents et les familles élargies.

Archidiocèse de Toronto